jeudi 8 mai 2014

La route de Cormac McCarthy - Editions POINTS


Editions Points (mai 2009)
251 pages
6€90
Présentation de l'éditeur:
L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un Caddie rempli d'objets hétéroclites. Dans la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du Sud, la peur au ventre: des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l'humanité. Survivront-ils à leur voyage.
En résumé - Dans un monde post-apocalyptique, un homme et son fils tentent de survivre. Ils parcourent les routes en poussant leur chariot rempli du peu de souvenirs de leur vie passée et surtout de ce qui leur reste pour survivre jour après jour. Alors qu'ils sont très peu de survivants, ils ne peuvent faire confiance à personne, les hommes les plus forts étant devenus cannibales pour la plupart. Mais alors qu'il sait qu'il n'en a plus pour longtemps à vivre, comment un père peut-il laisser un enfant dans ce monde? Pour le savoir, il faudra le lire.^^ 
Pourquoi ce livre? - J'aime beaucoup les histoires post-apocalyptiques ( je suis à fond dans la série TV Walking dead d'ailleurs), de fin du monde, où quelques personnes tentent de survivre malgré tout. J'ai plusieurs romans de ce style dans ma PAL mais La route me faisait de l'oeil depuis un moment. C'est une roman assez court, ce qui m'a décidée car j'ai pu le caser facilement entre 2 lectures. Et puis j'avais envie de voir le film, mais je voulais absolument lire le roman d'abord, alors je me suis laissée tenter, et je ne le regrette pas. 
Une plume brute - Je n'ai pas été  immédiatement emportée par l'histoire car la plume de l'auteur est assez spéciale. Son style est très brut et plutôt dense. L'auteur nous fait des descriptions succintes du cadre, le paysage étant surtout composé de cendres. Le tout est assez froid, comme quelqu'un qui regarde tout cela de façon neutre, sans vraiment porter de jugement, seulement en nous disant ce qu'il en est. D'ailleurs l'intégralité du roman est sur le mode descriptif, même les dialogues entre le père et son fils sont intégrés au texte, sans tiret ni guillemets, ce qui ajoute à l'atmosphère apocalyptique du roman. 
Une histoire bouleversante - Une fois que l'on s'est adapté au style de l'auteur, on est totalement pris par l'histoire de ce père, qui essaie de survivre pour son fils. Il nous fait partager les moments de doute, où la mort serait la solution la plus simple et peut-être même la plus raisonnable pour eux deux, mais aussi les flashbacks de ce qu'ils ont déjà eu à vivre depuis toutes ces années: le départ de sa femme, les mauvaises rencontres etc... Ce père essaie de maintenir l'envie de vivre chez son fils comme il le peut, mais le plus souvent l'horrible réalité de ce qu'est devenu le monde est plus forte, et on sent comme cet enfant a perdu tout ce qui pouvait le rattacher à l'enfance, et parfois même à la vie. Il a été obligé de grandir malgré lui, partagé entre une innocence d'enfants face à certaines situations et la maturité d'un adulte à  d'autres moments. Comme souvent dans ce type de romans, on ne sait pas comment le monde en est arrivé là, mais la version qu'il nous propose de découvrir est tellement horrible qu'on arrive à se demander aussi si cela peut valoir le coup de rester en vie dans ces conditions...
Contrairement à ce que je pensais avant de le commencer, ici pas besoin de zombies pour décimer les hommes, ce sont les survivants qui deviennent comme des bêtes, les plus forts avilissants les plus faibles, les transformant en esclave ou en futur repas. Je trouve cela encore plus effrayant car d'autant plus réaliste.
En bref - Un roman puissant par sa simplicité, qui ne peut nous laisser insensible tant la relation entre ce père et son fils est touchante. Si vous aimez ce type de roman, n'hésitez pas!


Tu crois que je te mens?
Non.
Mais tu crois que je pourrais te mentir quand tu me demandes si on va mourir.
Oui.
D'accord. Je pourrais. Mais on ne va pas mourir.
D'accord.

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