mercredi 25 juin 2014

Malefica, T1: La voie du livre d'Hervé Gagnon - Editions HUGO ROMAN

Editions Hugo Roman ( avril 2014)
427 pages
17€95
Présentation de l'éditeur:

En l’an 1639, la France est aux prises avec les révoltes populaires, la famine et un clergé qui voit le Mal partout. On brûle comme sorcières toutes les femmes qui ont le malheur de ne pas correspondre au dogme catholique. Dans le petit village d’Abelès, Anneline Dujardin, sa mère Catherine et sa fille Jeanne, guérisseuses comme toutes leurs ailleules, coulent des jours paisibles jusqu’à ce que le nouveau curé lance l’Inquisition à leurs trousses.
Dans un hameau voisin, l’armurier François Morin voit sa femme et sa fillette sauvagement assassinées par un gabeleur et ses hommes. Il exerce une vengeance terrible et se retrouve hors-la-loi. Unis dans le malheur, dépositaires d’un mystérieux grimoire qui remet en question la légitimité de Louis XIII, Anneline et François tenteront d’échapper à l’inquisiteur, au prévôt de justice, aux mousquetaires du roi et au Cardinal de Richelieu. S’enclenche alors une frénétique chasse au trésor, dont l’issue déterminera le sort des deux trônes : celui du royaume de France et celui de Saint Pierre.



En résumé - Nous sommes en France, en pleine période de l'Inquisition. A cette époque, il suffit de quelques témoignages pour qu'une accusation de sorcellerie soit faite et que la-dite sorcière soit torturée puis brûlée. Alors quand Anneline Dujardin, sa fille et sa mère, descendantes d'une lignée de guérisseuses, sont dans la ligne de mire du nouveau curé de leur village, il ne faut que peu de temps à celui-ci pour les accuser de sorcellerie...Parallèlement, un homme brisé, François Morin, rôde sur les chemins en quête de vengeance. Son chemin va croiser celui d'Anneline, qui va soigner sans mal ses maux physiques, mais ne pourra apaiser ce qui le hante au fond de son âme. Celui que tout le monde appel " le démon" pourrait finalement être un soutien pour "les sorcières". Comment leurs destins vont - ils se lier? Pour le savoir, il faudra le lire^^.
Pourquoi ce livre? - J'ai dévoré et adoré la précédente saga historique de l'auteur, Damné, dont vous trouverez tous mes avis sur le blog ( ici pour le tome 1). J'ai découvert l'auteur avec cette saga (que je ne peux que vous conseiller) et je suis tombée " amoureuse" de son style, de ses histoire et de ses personnages. Alors quand j'ai appris qu'une nouvelle saga autour de la période de l'Inquisition (période que je trouve extrêmement intéressante), allait paraître, j'ai surveillé attentivement la parution pour me régaler au plus vite de cette nouvelle histoire. Et autant vous le dire tout de suite, je n'ai pas du tout été déçue.
Une plume toujours aussi sûre et fluide - Quand j'ai adoré un roman (ou plus exactement 4 romans!) d'un auteur, j'ai toujours une petite crainte, en commençant une nouvelle histoire, de ne pas retrouver ce qui m'avait plus précédemment. Ici, j'ai retrouvé dès les premiers chapitres le style que j'avais tellement aimé. Hervé Gagnon nous présente immédiatement ses personnages principaux et nous donne tous les éléments qui vont nous amener à les aimer et à nous y attacher très rapidement.On est pris alors dans leur histoire et on n'a plus qu'une envie: savoir ce qui va leur arriver. Les pages se tournent alors très vite et la fin du tome arrive trop rapidement à mon goût, surtout quand le tome 2 n'est pas encore à portée de mains.
Un premier tome rapide mais prenant - Il s'agit du premier tome de cette saga (je ne sais pas combien elle en comptera au final d'ailleurs), donc forcément, on sait dès le départ que ce tome nous apportera plus de questions que de réponses. Mais je vous rassure, on n'en ressort pas non plus complètement perdu et sans aucun avancement. Le titre correspond parfaitement au contenu de ce tome, qui va nous lancer sur la voie du livre. Quel livre me direz-vous? Je vous laisse lire celui-ci pour le savoir justement. C'est un tome de présentation qu'il s'agisse des personnages ou de l'intrigue, mais on y apprend de nombreuses choses sur l'un comme sur l'autre et je ne me suis pas ennuyée un seul instant. J'ai été étonnée de voir la rapidité à laquelle cette lecture est passée et surtout le fait qu'elle couvre une très courte période de temps pour nos héros: je pense qu'au final, il y a au grand maximum un mois qui s'écoule entre les premières pages du roman et les dernières, et ceci n'est que le début d'une grande aventure!
Des personnages "entiers" - Quel talent possède l'auteur pour nous donner des personnages passionnants, complexes, brisés en partie mais qui arrivent malgré tout à continuer de se battre pour ce qui compte pour eux! François Morin est un ancien soldat. Lui qui n'aspirait qu'à vivre une existence heureuse avec sa petite famille, se retrouve à errer tel un démon pour se venger de celui qui a anéanti ses rêves. Alors que tout le monde le perçoit comme un monstre sans scrupules, nous, lecteurs, connaissons son histoire et on ne peut que le soutenir et souffrir avec lui. De plus, nous savons quel homme il a été depuis ce drame et ne pouvons qu'espérer qu'un jour prochain, il pourra retrouver une tranquilité de corps et d'esprit.
Anneline est une femme comme je les aime: pleine de caractère, qui n'a pas sa langue dans sa poche, avec un courage et une détermination hors du commun. Elle m'a fait rire avec ses expressions lorsqu'elle s'adresse au curé de son village, mais j'ai aussi partagé sa tristesse à d'autres moments. Elle porte un amour inconditionnel à sa fille, Jeanne, une petite fille impressionnante de maturité, qui a appris à être guérisseuse en voyant sa mère et sa grand mère, et qui aura surement un rôle de plus en plus important au fil des tomes. 
Ces 3 personnages vont être, j'imagine, le cœur de cette saga, qui nous promet de belles heures de lectures.
En bref - Un premier tome à la hauteur de mes attentes, qui plante les premiers jalons de ce qui promet d'être une superbe saga historique, comme je les aime. Il ne me reste maintenant plus qu'à patienter en attendant le prochain tome....


François Morin remonta le capuchon de sa capeline déjà trempée. Désormais aussi seul qu'un homme pouvait l'être, il se mit en route. " Je préfère de loin te mater dès maintenant, pendant que tu n'es rien, que d'attendre que tu sois mon ennemi", lui avait déclaré Villefort, sûr de lui, avant de le fouetter. Mais il avait échoué. Maintenant l'ennemi qu'il s'était fait le tuerait comme il avait lui-même tué Ermangarde. Il n'aurait de cesse que lorsque la maison de Villefort tout entière ne serait plus que cendres, sang et pleurs.


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